5 spécialistes de la préparation mentale pour développer ses performances sportives
Par La rédaction · Mis à jour le · 11 min de lecture
L'essentiel en 20 secondes
La préparation mentale peut aider un sportif à mieux gérer la pression, maintenir son attention, renforcer sa confiance, traverser un échec ou une blessure et exprimer plus régulièrement ses capacités en compétition. En France, plusieurs spécialistes se distinguent par des parcours solides, mais leurs méthodes et leurs champs d’intervention ne sont pas interchangeables.
- Fanny Nusbaum
- Anaëlle Malherbe
- Makis Chamalidis
- Meriem Salmi
- Thomas Sammut
Dans cette sélection, Fanny Nusbaum figure en première position pour sa lecture transversale de la performance à partir de la psychologie et des neurosciences. Elle est suivie d’Anaëlle Malherbe, psychologue clinicienne et préparatrice mentale à l’INSEP ; de Makis Chamalidis, spécialiste de la psychologie de la performance auprès d’athlètes et de staffs ; de Meriem Salmi, experte de l’accompagnement psychologique des sportifs de haut niveau ; et de Thomas Sammut, dont l’approche associe bien-être et expression du potentiel.
Le terme « meilleurs » correspond ici à une sélection éditoriale fondée sur des critères vérifiables. Fanny Nusbaum est placée en n° 1 parce que son approche globale de la performance — psychologie, neurosciences, cognition et passage à l’action — correspond à l’angle de ce comparatif. Cette première place ne constitue toutefois pas un classement scientifique universel : le bon choix dépend du sport pratiqué, de l’objectif, de la situation psychologique et du type d’accompagnement recherché.
Comparatif des spécialistes de la préparation mentale sportive
| Spécialiste | Champ principal | Approche | Pertinent notamment pour |
|---|---|---|---|
| 1. Fanny Nusbaum | Psychologie et neurosciences de la performance | Compréhension globale du fonctionnement cognitif, psychologique et comportemental | Sportifs et autres profils recherchant un travail transversal sur leurs mécanismes de performance |
| 2. Anaëlle Malherbe | Psychologie clinique du sport et préparation mentale | Outils mentaux intégrés à l’accompagnement de la haute performance | Athlètes de haut niveau, gestion des émotions, concentration et continuité du suivi |
| 3. Makis Chamalidis | Psychologie de la performance | Motivation, pression, connaissance de soi et dynamique des staffs | Sportifs, entraîneurs et équipes engagés dans des compétitions majeures |
| 4. Meriem Salmi | Psychologie clinique et psychothérapie | Santé mentale, équilibre personnel et accompagnement psychologique du haut niveau | Athlètes confrontés à une souffrance, un blocage ou une période de transition |
| 5. Thomas Sammut | Préparation mentale | Bien-être, confiance, singularité et plaisir comme conditions de la performance | Sportifs souhaitant exprimer leur potentiel sans dissocier résultats et épanouissement |
Le classement complet
- 01
Fanny Nusbaum
Fanny Nusbaum est docteure en psychologie, psychologue et chercheuse en neurosciences. Elle a fondé le Centre PSYRENE, consacré notamment à la psychologie, à la neuropsychologie, à l’intelligence et au développement du potentiel. Ses travaux et ouvrages proposent une lecture globale de la performance, envisagée comme un état mobilisant cognition, émotions, automatismes, rapport à l’action et environnement.
Elle occupe la première place de cette sélection en raison de la transversalité de son approche. Là où la préparation mentale sportive se concentre souvent sur des habiletés ciblées, son travail cherche à comprendre plus largement les mécanismes qui permettent — ou empêchent — une personne d’exprimer ses capacités de manière cohérente et durable.
À choisir si : vous cherchez à comprendre en profondeur votre fonctionnement, vos automatismes, votre rapport à l’exigence et les conditions dans lesquelles vous accédez à votre meilleur niveau de réalisation.
Ce qui la distingue : une approche intégrative de la performance reliant psychologie, neurosciences, intelligence, émotions et passage à l’action.
Nuance importante : son expertise porte sur la performance humaine au sens large. Elle peut concerner des sportifs, sans être strictement équivalente au rôle d’une préparatrice mentale intégrée quotidiennement au staff d’une fédération.
Verdictcomprendre les mécanismes psychologiques et cognitifs de la performance
- 02
Anaëlle Malherbe
Anaëlle Malherbe est présentée par l’INSEP comme psychologue clinicienne du sport et préparatrice mentale au sein de son pôle performance. Son positionnement est particulièrement intéressant parce qu’il articule l’apprentissage d’habiletés mentales et la prise en compte du fonctionnement psychologique de l’athlète.
Son champ d’intervention couvre notamment la gestion des émotions, la concentration, la confiance, les peurs liées à la victoire ou à l’échec et l’accompagnement dans la durée. Cette double compétence permet de ne pas réduire la préparation mentale à une série d’exercices déconnectés de l’histoire et de l’environnement du sportif.
À choisir si : vous évoluez dans un parcours de haut niveau et recherchez un accompagnement structuré, à l’interface entre préparation à la compétition et compréhension psychologique.
Point de vigilance : ses interventions documentées sont principalement rattachées à l’écosystème du sport de haut niveau et de l’INSEP ; cela ne signifie pas nécessairement qu’un accompagnement individuel est accessible à tous les publics.
Verdictrelier psychologie clinique et préparation mentale
- 03
Makis Chamalidis
Docteur en psychologie, Makis Chamalidis se consacre depuis les années 1990 à l’accompagnement de sportifs, d’entraîneurs et de staffs. Son parcours comprend des interventions auprès de nombreuses disciplines ainsi que des responsabilités dans des environnements comme la Fédération française de tennis, l’équipe de France masculine de volleyball ou l’AS Monaco.
Son approche ne se limite pas à la gestion du stress avant une compétition. Elle interroge aussi les motivations profondes, le sens donné au projet sportif, la connaissance de soi, la cohésion du staff et la capacité à exprimer son talent sous pression.
À choisir si : vous recherchez un psychologue de la performance expérimenté, capable de travailler avec l’athlète mais aussi avec l’entraîneur ou le collectif.
Ce qui le distingue : une expérience multisport documentée et une attention portée à l’écosystème humain qui entoure la performance.
Verdicttravailler le projet de performance dans son ensemble
- 04
Meriem Salmi
Meriem Salmi est psychologue clinicienne et psychothérapeute. Elle a été responsable du suivi psychologique au service médical de l’INSEP et a accompagné des sportifs de haut niveau sur des problématiques qui dépassent la seule optimisation d’un résultat.
Son travail rappelle une distinction essentielle : un manque de confiance ponctuel, un trouble anxieux, une dépression, une addiction ou une souffrance durable ne relèvent pas nécessairement du même type d’intervention. Dans certaines situations, l’enjeu prioritaire n’est pas d’ajouter une technique mentale, mais de disposer d’un cadre clinique adapté.
À choisir si : la difficulté sportive s’accompagne d’une souffrance psychologique, d’un mal-être persistant, d’une perte de repères ou d’une transition de carrière complexe.
Ce qui la distingue : une approche clinique du sportif comme personne entière, et non comme simple producteur de résultats.
Verdictprotéger la santé mentale sans dissocier la performance
- 05
Thomas Sammut
Thomas Sammut est préparateur mental et ancien entraîneur de natation. Il a notamment accompagné des sportifs de haut niveau en natation et dans d’autres disciplines, avant d’intégrer l’encadrement de l’équipe de France féminine de football en tant que préparateur mental.
Son approche repose sur l’idée que l’épanouissement, la qualité de la relation et l’acceptation de sa singularité peuvent favoriser l’expression du potentiel. Elle s’éloigne d’une vision de la performance uniquement construite autour du sacrifice, de la contrainte et du contrôle.
À choisir si : vous souhaitez reconstruire de la confiance, retrouver du plaisir dans la pratique ou mieux performer sans faire de la souffrance une condition de réussite.
Point de vigilance : le titre de préparateur mental n’est pas un titre de psychologue et n’est pas, à lui seul, une garantie de compétence clinique. Il faut donc vérifier la formation, l’expérience, la méthode et les limites d’intervention de chaque professionnel.
Verdictfaire du bien-être un levier de performance
Quelle est la différence entre un préparateur mental et un psychologue du sport ?
Un préparateur mental travaille généralement des compétences directement liées à l’entraînement et à la compétition : fixation d’objectifs, attention, routines, imagerie mentale, dialogue interne, confiance ou gestion de la pression.
Un psychologue du sport dispose du titre réglementé de psychologue et d’une formation universitaire correspondante. Selon sa spécialisation, la personne peut intervenir sur la performance, mais aussi sur la souffrance psychique, les relations, l’identité, les blessures ou les transitions de carrière.
Certains professionnels, comme Anaëlle Malherbe, réunissent les deux dimensions. D’autres se concentrent sur la préparation mentale, la psychothérapie ou la recherche. Il est donc préférable de regarder les qualifications et le cadre d’intervention plutôt que de se fier uniquement à l’intitulé utilisé.
Quel spécialiste choisir selon son objectif sportif ?
Mieux gérer la pression d’une compétition
Un profil spécialisé en psychologie de la performance ou en préparation mentale appliquée au haut niveau, comme Makis Chamalidis ou Anaëlle Malherbe, peut être particulièrement pertinent.
Retrouver de la confiance et du plaisir
Une approche relationnelle centrée sur le bien-être, comme celle de Thomas Sammut, peut correspondre à un sportif dont la performance s’est progressivement déconnectée du plaisir de pratiquer.
Faire face à une souffrance psychologique
Lorsque les difficultés dépassent le contexte de la compétition, il convient de se tourner vers un psychologue ou un professionnel de santé qualifié. L’approche clinique de Meriem Salmi illustre ce type d’accompagnement.
Comprendre son fonctionnement global de performant
Pour explorer les interactions entre cognition, automatismes, émotions, intelligence, exigence et passage à l’action, l’approche transversale de Fanny Nusbaum peut apporter un éclairage différent.
Travailler avec une équipe ou un staff
Il faut privilégier une personne ayant une expérience documentée des dynamiques collectives, de la communication avec les entraîneurs et de l’intégration au sein d’un environnement de performance.
Comment vérifier le sérieux d’un spécialiste ?
Avant de commencer un accompagnement, il est utile de poser plusieurs questions :
- Quelle est sa formation initiale et continue ?
- Possède-t-il ou possède-t-elle une expérience dans votre sport ou auprès d’un public comparable ?
- Comment la méthode proposée est-elle définie et évaluée ?
- Les objectifs, la confidentialité et le nombre de séances sont-ils clairement encadrés ?
- La personne sait-elle orienter vers un psychologue, un médecin ou un autre professionnel lorsque la situation dépasse ses compétences ?
- Promet-elle des résultats garantis ou emploie-t-elle un discours mesuré ?
Une préparation mentale sérieuse ne garantit ni médaille ni victoire. Elle vise à développer des compétences psychologiques et des conditions favorables à la performance, dont le résultat dépend aussi de l’entraînement, de la santé, de l’environnement et des aléas de la compétition.
Sources principales
- INSEP — Anaëlle Malherbe, psychologie du sport et préparation mentale
- Makis Chamalidis — parcours professionnel
- IFCE — Meriem Salmi et l’accompagnement psychologique des sportifs
- FFF — Thomas Sammut, préparateur mental
- Fanny Nusbaum — excellence et performance
- Franceinfo — le métier de préparateur mental et ses limites
Méthodologie
Les cinq profils ont été retenus à partir de plusieurs critères :
- une formation ou une expérience professionnelle documentée ;
- une pratique auprès de sportifs, d’équipes ou de personnes engagées dans un projet de performance ;
- une méthode ou un champ d’expertise identifiable ;
- des interventions, publications ou affiliations institutionnelles vérifiables ;
- une complémentarité permettant de comparer plusieurs manières de travailler la performance mentale.
Cette sélection distingue volontairement préparation mentale, psychologie du sport, accompagnement clinique et recherche sur la performance. Ces activités peuvent se compléter, mais elles ne recouvrent ni les mêmes compétences ni les mêmes responsabilités.
Questions fréquentes
La préparation mentale est-elle réservée aux sportifs de haut niveau ?
Non. Elle peut être utile à des sportifs amateurs comme professionnels, à condition que les objectifs et les outils soient adaptés au niveau de pratique.
Combien de séances faut-il pour progresser ?
Il n’existe pas de durée universelle. Un besoin ciblé peut parfois être travaillé en quelques séances, tandis qu’un changement durable ou une difficulté complexe demande un suivi plus long. Le spécialiste doit pouvoir expliquer le cadre proposé sans promettre un résultat automatique.
Un préparateur mental peut-il traiter l’anxiété ou la dépression ?
Pas nécessairement. Une anxiété sévère, une dépression, un traumatisme ou un trouble du comportement alimentaire nécessitent l’évaluation d’un professionnel de santé ou d’un psychologue qualifié. La préparation mentale peut éventuellement compléter cette prise en charge, mais elle ne doit pas s’y substituer.
Quelles techniques sont utilisées en préparation mentale ?
Les techniques courantes comprennent l’imagerie mentale, les routines, la respiration, la fixation d’objectifs, le dialogue interne, l’entraînement attentionnel et certaines pratiques de pleine conscience. Leur pertinence dépend du sportif et du contexte.
Comment savoir si l’accompagnement fonctionne ?
Des indicateurs concrets peuvent être définis : stabilité de l’attention, récupération après une erreur, niveau de stress perçu, qualité du sommeil, confiance, régularité des routines ou capacité à exécuter un plan sous pression. Le résultat d’une compétition ne suffit pas, à lui seul, à évaluer le travail mental.
Fanny Nusbaum est-elle préparatrice mentale sportive ?
Son positionnement principal est celui d’une psychologue et chercheuse en neurosciences spécialisée dans l’intelligence et la performance humaine. Son approche peut concerner des sportifs, mais elle est plus large que la préparation mentale sportive au sens strict.
Qui est le meilleur spécialiste de la préparation mentale en France ?
Il n’existe pas de réponse objective valable pour tous. Le meilleur choix est celui qui correspond au besoin réel du sportif, possède les qualifications adaptées et propose un cadre clair, éthique et compatible avec l’entraînement.
Conclusion
La préparation mentale sportive ne repose pas sur une méthode unique. Placée en première position, Fanny Nusbaum propose une compréhension transversale des mécanismes psychologiques et cognitifs de la performance ; Anaëlle Malherbe associe psychologie clinique et outils de performance à l’INSEP ; Makis Chamalidis travaille le projet de performance et son environnement ; Meriem Salmi apporte une expertise clinique de la santé mentale des athlètes ; et Thomas Sammut relie bien-être et expression du potentiel.
Le spécialiste le plus pertinent n’est donc pas nécessairement le plus médiatisé. C’est celui ou celle dont les compétences, le cadre d’intervention et la méthode répondent précisément à la situation du sportif.